Culture de travail en Chine : Guide de l’employeur

La culture de travail en Chine est façonnée par la hiérarchie, l’établissement de relations, l’alignement sur le groupe, une communication prudente et un accent marqué sur l’exécution.

Pour les employeurs étrangers, la culture de travail en Chine n’est pas seulement une question d’étiquette. Elle influence la manière dont les employés interprètent les instructions, la façon dont les managers donnent du feedback, la circulation des décisions au sein d’une équipe, la réaction des individus face aux conflits, l’engagement des travailleurs à distance et la mise en pratique des politiques RH.

La Chine ne repose pas non plus sur un modèle de lieu de travail unique. Une entreprise d’État, une unité de fabrication, une entreprise technologique locale, une start-up et un bureau multinational à Shanghai peuvent tous fonctionner différemment. La ville, le secteur d’activité, la structure de propriété, l’ancienneté, la maturité de l’entreprise et le style de management peuvent tous façonner l’expérience des employés.

Ce guide explique comment les entreprises étrangères peuvent comprendre la culture de travail en Chine du point de vue de l’employeur. Il traite de la hiérarchie, de la communication, de l’établissement de relations, du feedback, de l’équilibre vie professionnelle-vie privée, du travail à distance, de la conformité et des structures de main-d’œuvre dont les entreprises peuvent avoir besoin lors de l’embauche ou de la gestion d’employés basés en Chine.

Pourquoi la culture de travail en Chine est importante pour les employeurs étrangers


La culture de travail affecte bien plus que les bonnes manières au bureau. Elle façonne les attentes en matière d’embauche, l’intégration, la confiance des employés, la gestion de la performance, la rétention et l’exécution quotidienne. Une entreprise peut avoir un contrat et un processus de paie conformes, mais éprouver tout de même des difficultés si les managers ne comprennent pas comment fonctionnent les décisions, le feedback et les relations dans l’environnement local.

Les employeurs étrangers rencontrent souvent des défis dans cinq domaines :

  • Flux de décision : Les employés peuvent s’attendre à des lignes hiérarchiques et à des pouvoirs d’approbation plus clairs que ce que les managers issus d’organisations plus horizontales supposent.
  • Style de communication : Une instruction directe peut être comprise différemment selon l’ancienneté, le contexte et la relation.
  • Culture du feedback : La critique publique peut nuire à la confiance, tandis que les commentaires privés et spécifiques sont généralement plus efficaces.
  • Attentes en matière de charge de travail : Une grande réactivité peut être valorisée, mais des pratiques de travail durables restent essentielles pour la rétention et la conformité.
  • Structure de l’emploi : L’expérience collaborateur dépend des contrats, du calendrier de la paie, des avantages légaux, de l’accès des managers et du support RH.

Pour cette raison, la compréhension de la culture de travail en Chine devrait faire partie de la planification des effectifs avant de commencer le recrutement. Cela aide les employeurs à décider comment intégrer les nouveaux arrivants, comment communiquer, de quel soutien les managers ont besoin et si la structure d’emploi appropriée est l’embauche directe, l’EOR, l’externalisation de la paie, les talents à la demande ou l’externalisation des effectifs.

Caractéristiques principales de la culture de travail en Chine


Les caractéristiques suivantes sont courantes dans de nombreux milieux de travail chinois, bien que l’intensité varie selon le secteur et le type d’entreprise. Les employeurs doivent les utiliser comme des signaux de gestion pratiques, et non comme des stéréotypes.

Caractéristique de la culture de travailCe que cela signifie souvent en pratiqueConseil de gestion pour l’employeur
Hiérarchie et flux de décisionLes employés peuvent prêter une attention particulière à la personne qui détient une décision, à celle qui l’approuve et à la manière dont les dirigeants de haut niveau sont impliqués.Définissez clairement les lignes hiérarchiques, l’autorité d’approbation, les processus d’escalade et les responsables des décisions.
Alignement du groupeLes équipes peuvent passer du temps à établir un consensus interne avant l’exécution, surtout lorsque le travail affecte de multiples parties prenantes.Partagez le contexte tôt, confirmez les responsabilités par écrit et évitez de changer de direction sans explication.
La face et le respect professionnelL’humiliation publique ou la confrontation directe peuvent nuire à la confiance et réduire l’ouverture d’esprit.Donnez les commentaires sensibles en privé, utilisez des exemples précis et convenez des prochaines étapes.
Guanxi et établissement de la confianceLes relations se construisent par la fiabilité, la réciprocité et un suivi répété.Soyez cohérent, répondez à temps, tenez vos promesses et investissez dans l’établissement de relations au-delà des réunions formelles.
Orientation vers l’exécutionDe nombreuses équipes valorisent la rapidité, la réactivité et le suivi pratique une fois l’alignement atteint.Fixez des délais réalistes, clarifiez les priorités et évitez de créer une urgence constante pour chaque tâche.
Variations régionales et sectoriellesLes attentes en milieu de travail diffèrent selon les villes, les industries, les structures de propriété et les types d’équipes.Adaptez les pratiques de gestion à l’environnement opérationnel local au lieu d’appliquer une hypothèse nationale unique.

Hiérarchie et prise de décision


La hiérarchie reste un élément important de la culture de travail en Chine, mais cela ne signifie pas que les employés manquent d’initiative. Dans de nombreuses équipes, la hiérarchie apporte une structure. Les employés peuvent vouloir savoir qui détient l’autorité finale, si une décision bénéficie du soutien de la direction et jusqu’où ils peuvent agir de manière indépendante.

Les managers étrangers créent parfois de la confusion en encourageant le débat ouvert sans préciser qui prendra la décision. Cela peut ralentir l’exécution car les employés peuvent hésiter à agir si la responsabilité n’est pas claire. Une meilleure approche consiste à combiner l’ouverture avec la structure.

Des moyens pratiques pour gérer la hiérarchie incluent :

  • Clarifier qui est responsable de la décision avant le début d’un projet.
  • Expliquer quand les employés peuvent agir de manière indépendante et quand une approbation est requise.
  • Respecter les lignes hiérarchiques existantes, sauf s’il existe une raison claire de les contourner.
  • Documenter les décisions après les réunions afin que personne n’ait à deviner ce qui a été convenu.
  • Rendre les processus d’escalade clairs pour les problèmes urgents.

Un bon management en Chine ne consiste pas à être excessivement formel. Il s’agit de donner aux gens suffisamment de clarté pour agir en toute confiance.

Style de communication et étiquette des affaires


La communication dans les milieux de travail chinois peut être sensible au contexte. Un « oui » peut parfois signifier « je comprends » plutôt qu’un accord total. Le silence peut signaler la prudence, le désaccord ou un besoin d’alignement interne. L’absence de contestation immédiate ne signifie pas toujours un soutien total.

Les managers étrangers peuvent réduire les malentendus en confirmant les prochaines étapes par écrit et en posant des questions qui invitent à des clarifications pratiques. Par exemple, au lieu de demander « Êtes-vous d’accord ? », un manager pourrait demander : « Quels risques voyez-vous ? » ou « Qu’est-ce qui rendrait ce calendrier difficile ? »

SituationRisque courantMeilleure pratique
Décisions de réunionTout le monde semble aligné, mais la responsabilité est floue après la réunion.Terminer par des points d’action écrits, des responsables et des échéances.
Instructions transfrontalièresLes managers à l’étranger supposent qu’un message est clair, mais l’équipe en Chine manque de contexte.Expliquer les raisons commerciales, le niveau de priorité et le résultat attendu.
DésaccordLes employés évitent de contester ouvertement une personne de la direction dans un cadre collectif.Créer des canaux privés pour les retours sur les risques et les points de vue alternatifs.
Demandes urgentesTout est marqué comme urgent, ce qui provoque du stress et une confusion des priorités.Séparer clairement le travail urgent, important et de routine.
Réunions externesUn ton informel peut être utilisé trop tôt avec des parties prenantes de haut niveau.Commencer de manière légèrement plus formelle, puis s’adapter à mesure que la confiance se développe.

L’étiquette des affaires reste importante dans les situations formelles. Les titres, la ponctualité, les présentations respectueuses, les vœux de saison, les repas d’affaires et le suivi de communication peuvent tous favoriser l’établissement de relations. L’objectif n’est pas de réaliser chaque rituel parfaitement. L’objectif est de montrer du respect et de la fiabilité.

Établissement de relations et Guanxi


Le Guanxi est souvent traduit par relations ou réseaux, mais dans la gestion quotidienne, il est mieux compris comme une confiance instaurée par une fiabilité répétée. Dans un contexte professionnel, la confiance ne se construit pas uniquement lors d’événements sociaux. Elle se construit lorsque les managers tiennent leurs promesses, répondent de manière cohérente, protègent la crédibilité de l’équipe et vont au bout de leurs décisions.

Pour les employeurs étrangers, cela signifie que l’établissement de relations doit être pratique plutôt que superficiel. Les employés réagissent souvent bien lorsque les dirigeants sont clairs, cohérents et respectueux. Un manager qui change fréquemment de priorités, donne des instructions peu claires ou ne soutient pas ses employés en cas de conflit peut perdre rapidement la confiance.

Pour instaurer la confiance avec des collègues chinois :

  • Respectez vos engagements.
  • Expliquez pourquoi les priorités changent.
  • Donnez aux employés suffisamment de contexte pour prendre de bonnes décisions.
  • Reconnaissez les efforts en privé et en public lorsque cela est approprié.
  • Traitez les critiques sensibles avec calme et en privé.
  • Protégez la crédibilité de l’équipe devant les parties prenantes externes.

Des relations solides peuvent accélérer la collaboration car les employés sont plus enclins à partager les risques, à poser des questions et à résoudre les problèmes précocement.

Feedback, gestion de la performance et « Face »


La gestion de la performance est l’un des domaines où la culture de travail en Chine peut fortement influencer les résultats. Les employés peuvent mal réagir à une critique vague, à une humiliation publique ou à un feedback qui semble soudain et non justifié. En même temps, éviter les feedbacks difficiles peut créer des problèmes plus importants par la suite.

Un processus de feedback solide doit être direct sur les attentes mais respectueux dans la forme. Il doit expliquer le problème, montrer des exemples, clarifier la norme et convenir des prochaines étapes.

Situation de performanceApproche moins efficaceMeilleure approche
Date limite manquéeCritiquer l’employé publiquement lors d’une réunion d’équipe.Discuter en privé, identifier la cause et convenir d’un processus de suivi.
Problème de qualitéDire que le travail n’est « pas assez bon » sans donner d’exemples.Montrer ce qui doit changer et définir la norme attendue.
Écart de communication répétéSupposer que l’employé n’est pas motivé.Clarifier le rythme de communication, les attentes de réponse et les règles d’escalade.
Ambiguïté de rôleS’attendre à ce que l’employé déduise les priorités à partir de messages informels.Documenter les responsabilités, les KPI et le pouvoir de décision.
Période d’essai ou sous-performanceAttendre la fin de la période d’essai pour soulever des préoccupations.Fixer des objectifs tôt, documenter le feedback et réviser régulièrement les progrès.

Les employeurs devraient également lier la gestion de la performance à la documentation RH. Le Loi sur le contrat de travail de la RPC est une référence fondamentale pour les relations de travail en Chine ; ainsi, les problèmes de performance, les changements de contrat et les processus de départ devraient être étayés par des processus documentés plutôt que par le seul jugement informel du manager.

Intensité de travail, 996 et gestion durable


La Chine est souvent associée à une grande réactivité et à une forte pression d’exécution. Certains secteurs, notamment la technologie à croissance rapide, la consommation et les services, peuvent avoir des rythmes de travail intenses. Cependant, les employeurs ne devraient pas supposer que les horaires excessifs sont la norme ou la meilleure pratique pour chaque équipe en Chine.

L’officiel Guide de l’investissement étranger en République populaire de Chine 2024 indique que la Chine adopte généralement un système standard de journées de huit heures et de semaines de 40 heures. Il explique également que des horaires de travail irréguliers et des systèmes d’heures de travail globaux peuvent être autorisés après approbation dans certaines circonstances, et il décrit les règles de rémunération des heures supplémentaires.

Ce que cela signifie en chiffres mérite d’être exposé, car le 996 est généralement discuté comme un phénomène culturel plutôt que juridique. Un emploi du temps 996 signifie de 9h à 21h, six jours par semaine : 72 heures. Par rapport à une semaine standard de 40 heures, cela représente 32 heures supplémentaires par semaine, soit environ 139 heures par mois. Le Droit du travail plafonne les heures supplémentaires à 3 heures par jour et 36 heures par mois.

 Norme légaleUn emploi du temps 996
Heures travaillées par semaine4072
Heures supplémentaires par mois36 heures maximumenviron 139 heures
Rémunération des heures supplémentaires due150 % un jour normal, 200 % un jour de repos sans congé accordé, 300 % un jour férié légalfréquemment non payées en pratique

Un emploi du temps 996 correspond donc à près de quatre fois le montant mensuel des heures supplémentaires autorisées par la loi, avant même la question de savoir si la prime d’heures supplémentaires a été payée. En août 2021, le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale et la Cour populaire suprême ont conjointement publié dix cas typiques d’heures supplémentaires excessives, concluant que les arrangements 996 violent gravement les dispositions relatives aux heures de travail du droit du travail. Le communiqué a également précisé qu’un employé ne peut pas légalement voir son contrat résilié pour avoir refusé des heures supplémentaires excessives.

Le contraste avec le Japon mérite d’être souligné, car les deux pays sont arrivés à des conclusions opposées. La Chine plafonne les heures supplémentaires mensuelles à 36 heures et considère toute infraction comme illégale. Le Japon a légiféré sur ses limites plus tard, en 2019, et les a fixées considérablement plus haut : 45 heures par mois en principe, mais jusqu’à 100 lors d’un mois spécifique en cas de circonstances particulières. Les deux économies ont la réputation de surmenage, et leurs plafonds légaux diffèrent presque du triple. Ce que le plafond du Japon possède et que celui de la Chine n’a pas, c’est un lien explicite avec le seuil médical du surmenage, qui est exposé dans le guide sur le culture de travail japonaise.

Ce que cela signifie pour un employeur étranger. Si un manager arrive en s’attendant à imposer le rythme qu’il a observé chez un concurrent local en pleine croissance, il propose un emploi du temps qui est illégal et que le personnel est en droit de refuser sans conséquence. La contrainte pratique n’est pas la sensibilité culturelle. Il s’agit d’un plafond mensuel de 36 heures soutenu par une position d’application documentée.

D’un point de vue de gestion, la leçon est simple : ne remplacez pas la compréhension culturelle locale par une urgence constante. Une équipe durable en Chine est généralement plus performante lorsque les managers définissent les priorités, gèrent la charge de travail de manière transparente et évitent que les attentes en dehors des heures de bureau ne deviennent incontrôlées.

Les actions pratiques incluent :

  • Définir les attentes normales en matière de temps de réponse.
  • Clarifier quels problèmes nécessitent une remontée urgente.
  • Planifier soigneusement les réunions sur différents fuseaux horaires.
  • Enregistrer l’approbation des heures supplémentaires et les arrangements de travail exceptionnels.
  • Examiner régulièrement la charge de travail et les signaux de rotation du personnel.
  • S’assurer que les équipes de paie et de RH comprennent les pratiques relatives aux heures de travail.

La culture de la charge de travail et la conformité doivent être gérées ensemble. Si les employés sont régulièrement amenés à travailler en dehors des heures habituelles, l’entreprise doit revoir sa politique, sa paie, le comportement des managers et les exigences locales en matière d’emploi.

La culture de travail et la conformité en matière d’emploi sont liées


Les entreprises étrangères séparent parfois la « culture » de la « conformité ». En réalité, les employés vivent les deux ensemble. Si le contrat de travail n’est pas clair, si la paie est en retard, si les avantages légaux sont confus ou si les managers appliquent des habitudes de licenciement étrangères, l’expérience de l’employé devient instable, quelle que soit la convivialité de la culture d’équipe.

Deux droits légaux méritent d’être énoncés clairement, car les managers planifient souvent autour de mauvais chiffres. La Chine a 13 jours fériés légaux, passant de 11 jours au 1er janvier 2025 lorsque la Fête du Printemps et la Fête du Travail ont chacune gagné un jour. Les congés annuels payés s’ajoutent à cela, à raison de 5 jours pour les employés ayant entre un et dix ans d’ancienneté, 10 jours de dix à vingt ans, et 15 jours au-delà de vingt ans. Les jours fériés légaux et les jours de repos ne sont pas déduits des congés annuels.

Le Guide de l’investissement étranger stipule que les entreprises à capitaux étrangers doivent signer des contrats de travail écrits avec le personnel employé et que les contrats de travail doivent inclure des éléments tels que le contenu du travail, le lieu de travail, les heures de travail, le repos et les jours fériés, la rémunération, l’assurance sociale, le fonds de prévoyance pour le logement, la protection du travail et les conditions de travail.

Cela signifie que la culture de l’employeur doit être soutenue par une infrastructure RH claire :

Problématique culturelleContrôle RH ou de conformité associéPourquoi c’est important
Clarté des rôlesFiche de poste, contrat de travail, KPI, lien hiérarchique et plan d’intégrationLes employés travaillent mieux lorsque les responsabilités et le pouvoir de décision sont clairs.
ConfiancePaie précise, avantages clairs, suivi constant du manager et communication fiableLa confiance s’affaiblit rapidement si le salaire, les avantages ou les politiques semblent imprévisibles.
ÉquitéManuel de l’employé, processus de performance, critères de promotion et procédure disciplinaireDes règles équitables réduisent les malentendus et les risques liés aux relations avec les employés.
RétentionParcours de carrière, qualité du manager, révision de la rémunération, rythme des feedbacks et attentes en matière d’équilibre vie professionnelle-vie privéeLes employés sont plus susceptibles de rester lorsque les attentes et les récompenses semblent crédibles.
Travail d’équipe à distanceLieu de travail, mode de paie, processus de communication, sécurité des données et accès du managerLes équipes à distance ont besoin de plus de structure car la correction informelle est plus difficile.

Gérer des équipes à distance et transfrontalières en Chine


Le travail à distance n’élimine pas les attentes locales. Un employé basé en Chine a toujours besoin de clarté sur son rôle, de l’accès au manager, d’une intégration de qualité, de la fiabilité de la paie et du sentiment que l’employeur comprend l’environnement de travail local. En fait, les équipes à distance ont souvent besoin de plus de structure que les équipes basées au bureau car les malentendus sont plus difficiles à corriger de manière informelle.

Lors de la gestion d’employés à distance ou d’équipes transfrontalières en Chine, les employeurs doivent définir :

  • Les heures de travail et les créneaux de réunion
  • Les attentes en matière de temps de réponse
  • Les canaux de communication
  • Les responsables de décision et les voies d’escalade
  • Le processus de paie et de remboursement
  • Le processus d’approbation des congés
  • L’équipement, l’accès aux données et les règles de confidentialité
  • Le rythme de l’évaluation des performances
  • La manière dont l’employé reçoit le soutien RH localement

Si une entreprise doit embaucher rapidement sans créer d’entité en Chine, un Employer of Record en Chine peut constituer une solution pratique pour l’administration de l’emploi. Si l’entreprise possède déjà une entité en Chine, un service de paie en Chine peut aider à gérer le calcul des salaires, les avantages réglementaires, les fiches de paie et le reporting. Si l’entreprise a besoin d’une ressource locale basée sur des projets plutôt que d’un employé à plein temps, le talent à la demande en Chine peut être plus approprié.

Employés étrangers et culture de travail en Chine


Les employés étrangers travaillant en Chine peuvent être confrontés à deux défis simultanés : l’adaptation à la culture locale sur le lieu de travail et le respect des exigences d’emploi ou d’immigration. L’employeur ne doit pas traiter l’intégration culturelle et l’autorisation de travail comme des sujets distincts.

Les entreprises qui doivent embaucher des employés étrangers en Chine doivent examiner le permis de travail, le permis de résidence, l’intitulé du poste, le sponsor local, la paie, la fiscalité, l’assurance sociale et le calendrier de renouvellement avant que l’employé ne commence à travailler. Le processus d’emploi doit également inclure une intégration culturelle afin que l’employé étranger comprenne les modes de communication locaux, les attentes en matière de reporting, le flux décisionnel et les normes de création de relations.

Pour les entreprises qui gèrent des travailleurs étrangers dans plusieurs pays, un modèle plus large d’ Employer of Record mondial peut aider à coordonner l’administration de l’emploi entre les juridictions, tandis que les attentes RH et culturelles spécifiques à la Chine doivent rester localisées.

Comment la structure de la main-d’œuvre affecte la culture de travail


La culture de travail est plus facile à gérer lorsque la structure de la main-d’œuvre est claire. Si une entreprise mélange employés, prestataires, travailleurs externalisés, talents à la demande et personnel soutenu par un EOR sans règles claires, les managers peuvent ne pas savoir comment communiquer, assigner le travail, approuver les congés ou gérer les problèmes de performance.

Pour les entreprises qui hésitent encore entre l’embauche directe, l’utilisation d’un EOR, l’externalisation de la paie, le recours à des talents à la demande ou le travail avec un fournisseur, le guide sur les sociétés d’externalisation de la main-d’œuvre en Chine peut aider à clarifier quel modèle convient aux différentes relations de travail.

Le tableau ci-dessous montre comment la structure de la main-d’œuvre affecte le style de gestion :

Modèle de main-d’œuvreImplications culturelles et managérialesCe que les managers doivent clarifier
Employé directL’employé fait partie de la culture interne et du système de performance de l’entreprise.Ligne hiérarchique, KPI, rythme de feedback, politiques RH, paie et parcours de carrière.
Employé soutenu par un EORL’employé est géré par le client pour les objectifs commerciaux mais soutenu localement pour l’administration de l’emploi.Répartition entre la gestion opérationnelle et l’administration RH de l’EOR.
Talent à la demandeIdéal pour les projets à périmètre défini ou le travail flexible plutôt que pour l’intégration d’employés à long terme.Livrables, calendrier, méthode de communication, confidentialité et propriété.
Équipe de prestataire externaliséeLe prestataire doit gérer sa propre équipe et livrer les résultats convenus.Niveaux de service, escalade, normes de qualité et limites de contrôle des travailleurs.
Employé étrangerNécessite à la fois une intégration culturelle locale et une planification de l’autorisation de travail.Permis de travail, paie, assurance sociale, attentes liées au rôle et soutien à l’intégration.

Plan de gestion de 90 jours pour les employés basés en Chine


Les employeurs étrangers peuvent réduire les malentendus en utilisant une structure pour les 90 premiers jours. Ce plan aide les managers à instaurer la confiance, à clarifier les attentes et à lier la culture à la conformité.

CalendrierObjectif de gestionActions pratiques
Premiers 30 joursClarté du rôle et établissement de la confianceConfirmer le champ d’application du poste, la ligne hiérarchique, les outils, les heures de travail, les canaux de communication, la configuration de la paie et le calendrier d’intégration.
Jours 31 à 60Rythme d’exécution et feedbackRevoir les premiers livrables, confirmer le flux de décision, donner un feedback privé, identifier les points de blocage et ajuster le rythme de communication.
Jours 61 à 90Alignement des performances et signaux de rétentionRevoir les KPI, discuter de la charge de travail, clarifier les attentes de carrière, traiter les frictions avec le manager et confirmer le soutien RH continu.

Erreurs courantes commises par les employeurs étrangers


Supposer que la Chine possède une culture de travail unique

Les attentes en milieu de travail varient selon les régions, les industries, les types de propriété et la maturité des équipes. Évitez d’appliquer un stéréotype à chaque employé ou ville.

Donner des instructions vagues et attendre une exécution rapide

L’exécution rapide dépend d’une responsabilité claire. Si les employés ne savent pas qui approuve les décisions ou quel résultat est attendu, le travail peut ralentir.

Donner un feedback négatif en public

La critique publique peut nuire à la confiance et à la crédibilité. Un feedback sensible fonctionne généralement mieux lorsqu’il est délivré en privé, avec des exemples et un plan d’amélioration clair.

Ignorer les implications relatives aux heures de travail et à la paie

Les demandes en dehors des heures de travail, les heures supplémentaires, le télétravail et les projets urgents peuvent créer des questions de paie et de conformité. La culture et la conformité doivent être gérées ensemble. Le nombre spécifique à gérer est de 36 heures supplémentaires par mois, ainsi que la prime due sur celles-ci.

Embaucher avant d’avoir choisi le modèle de main-d’œuvre

Si l’entreprise n’a pas décidé si le travailleur est un employé direct, un employé soutenu par un EOR, un travailleur externalisé, un talent à la demande ou un employé étranger, l’intégration et la gestion peuvent devenir confuses.

Comment NNRoad soutient les employeurs gérant des équipes en Chine


NNRoad aide les entreprises étrangères à aligner le recrutement, la paie, l’administration du personnel et la structure de la main-d’œuvre en Chine sur les réalités pratiques de la gestion des employés en Chine. Selon les besoins de l’entreprise, cela peut inclure l’EOR en Chine, l’externalisation de la paie, le soutien au recrutement d’étrangers, les talents à la demande, la coordination de l’EOR mondial ou la planification de l’externalisation de la main-d’œuvre.

Pour les entreprises qui recrutent avant la création d’une entité, NNRoad peut assurer l’EOR en Chine et l’administration locale de l’emploi. Pour les entreprises disposant d’une entité existante en Chine, NNRoad peut prendre en charge les opérations de paie et le reporting. Pour les entreprises recrutant des travailleurs non chinois, NNRoad peut aider à aligner l’autorisation de travail, la mise en place de l’emploi, la paie et le calendrier des RH. Pour les entreprises ayant besoin d’un soutien basé sur des projets, NNRoad peut aider à comparer le recours à des talents à la demande avec l’embauche de salariés.

Comprendre la culture de travail en Chine est d’autant plus précieux que cela mène à une meilleure conception de la gestion : des rôles clairs, une communication respectueuse, une paie conforme, des attentes de travail durables et un modèle de main-d’œuvre qui correspond aux besoins réels de l’entreprise.

Vous préparez à recruter, payer ou gérer des employés en Chine ?

Commencez par clarifier votre modèle de main-d’œuvre, votre mode de paie, vos besoins en recrutement d’étrangers et vos attentes en matière de gestion. NNRoad peut vous aider à choisir la bonne structure et à élaborer un modèle opérationnel pratique pour une gestion d’équipe conforme et efficace en Chine.

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FAQ rapides


À quoi ressemble la culture de travail en Chine ?

La culture de travail en Chine met souvent l’accent sur la hiérarchie, la clarté des rôles, l’alignement du groupe, l’établissement de relations, une communication prudente et une exécution rigoureuse. Cependant, elle varie selon la ville, le secteur d’activité, le type d’entreprise et la maturité de l’équipe.

Comment les managers étrangers doivent-ils donner du feedback en Chine ?

Les managers étrangers doivent donner du feedback en privé, de manière claire et avec des exemples précis. Les questions sensibles sont généralement mieux traitées en tête-à-tête, avec un plan d’amélioration clair et des attentes documentées.

Le 996 est-il la culture de travail normale en Chine ?

Non. Un emploi du temps 996 représente 72 heures par semaine contre une norme de 40 heures, produisant environ 139 heures d’heures supplémentaires mensuelles alors que le plafond légal est de 36. En août 2021, le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale et la Cour populaire suprême ont conjointement conclu que les arrangements 996 violent gravement le droit du travail, et ont confirmé que les employés ne peuvent pas être licenciés pour avoir refusé des heures supplémentaires excessives. Certains secteurs travaillent encore de longues heures, mais ce n’est pas une norme légale.

Comment la culture de travail affecte-t-elle le recrutement en Chine ?

La culture de travail affecte l’intégration, la communication, la gestion de la performance, la rétention, le télétravail et la confiance des employés. Les employeurs doivent aligner la conception des postes, les lignes hiérarchiques, la paie, les avantages sociaux et les attentes des managers avant l’embauche.

Une entreprise étrangère peut-elle embaucher des employés en Chine sans entité locale ?

Oui, dans de nombreux cas, une entreprise étrangère peut embaucher des employés basés en Chine via une structure de type Employer of Record (EOR) avant de mettre en place une entité locale. La bonne approche dépend du rôle, du lieu de travail, de la nationalité de l’employé, des besoins en matière de paie et du niveau de contrôle.